« Il était une fois un film d’Olivier Dahan, produit par Hervé Humbert, avec l’actrice Marion Cotillard, pour Dior. Un film à la genèse improbable que la jolie storyteller de Dior, chef de publicité au brushing très hollywood raconte entre deux volutes de cigarettes sur le pas de la Société sous l’œil bienveillant de St Germain des près.
Ce film dans lequel on plonge avec délice, dans ce format 1:33, loin des balayages rétiniens qu’impose le 16/9 retrace avec délice l’héritage de la maison, les références cinématographiques qu’appréciaient Christian Dior , les lambrissés du Crillon et tout ces clins d’oeil aux films noirs des années 50, très Hitchock…
Un six minutes trente brillant, éloquent, qui d’emblée nous envoute dans son histoire, sa trame et nous laisse sur notre fin, à la fin de l’épisode, au cliffangher, savant comme un point de couture sur une voilette de tulle. On ne peut que laisser libre court à son imagination pour l’épisode suivant qui devrait selon certaines rumeurs nous promener du coté du Yangtsé ou bien de l’Amazone….
Une jolie performance de Dior rare dans ce monde aseptisé, ou l’on matraque le consommateur. Rien n’est imposé et le sac Lady Dior, favori du Gotha Européen, est ainsi mis en scène d’une façon brillante afin de faire vivre cette légende, faire rêver les petites filles et les mamans devant les trésors de la maison. Car le luxe, c’est aussi ça, un inaccessible pour seul quelques privilégiés d’une façon d’être, de se mouvoir, de se percevoir en société. Un prix pour laisser aux petites mains, le soin de produire le rêve et de perpétuer une tradition. Un travail d’orfèvre comme ce film. »
Via Blastblog, Lady Dior et le Petit Prince
mai 19



